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Paris, mercredi 28 novembre [%= :date(%Y) %]

•   Simone Wapler : Des évènements très rares
Le retournement d'une tendance qui durait depuis plus de 35 ans est un événement rare. Il se produit sur le plus grand marché au monde, le marché obligataire.

•   Bill Bonner : Les champions de l'investissement : les morts
Les marchés actions vont souffrir de la hausse des taux car les entreprises portent un endettement excessif. C'est à nouveau le moment de lâcher les actions pour de l'or.

•  Nick Hubble : Le chaos du Brexit est toujours remis à demain
Le drame du Brexit est inexistant : la question de savoir qui décide n'a aucun rapport avec celle de savoir ce qui sera décidé dans différents domaines.



Simone
LES NOTES DE SIMONE WAPLER

Des évènements très rares

"C'est tellement rare d'en voir, surtout ici, au Congo ! Aussi improbable que si nous avions vu des pandas"...

C'est la réflexion d'un membre de notre groupe en sortant d'un restaurant de Pointe Noire tenu par des Coréens du Nord, citoyens d'un des pays les plus fermés et totalitaires au monde et interdits de sortie de leur territoire.

"Pourquoi sont-ils là ?"

"Je pense que c'est une sorte de marchandage. On dit que le président se faisait soigner en Chine mais il a oublié de payer la note. Les Nord-Coréens, eux, acceptent encore de prodiguer des soins de santé à l'entourage présidentiel. Depuis, une micro-communauté s'est installée ici."

Des dettes, toujours et partout, le sujet finit par revenir sur la table.

Les taux montent et l'endettement public et privé n'a jamais été aussi élevé.

Tout ce poids mort de la dette peut vite devenir accablant. La dette la plus sensible à la hausse des taux sera en principe la première à s'écrouler.

En Europe, c'est la dette publique, avec l'Italie en première ligne, qui semble menaçante. Le dernier placement d'obligations du gouvernement italien s'est mal passé et a été peu souscrit. Mais, pour le moment, la Banque centrale européenne fait "tout ce qu'il faut", selon la formule désormais consacrée pour reculer l'échéance du défaut.

Ancien Testament, Lévitique 25:8-13
Le "jour des expiations" approche, et il signale la remise à zéro...

... des marchés boursiers mondiaux
... du système bancaire et financier
... du monde tel que vous le connaissez, et...
... de votre compte en banque

La Bible avait prédit ce bouleversement politique il y a plus de 2 500 ans : voici comment vous en protéger.

 

Aux Etats-Unis, parmi les 14 000 milliards de dollars de prêts contractés par les ménages, seulement 10% auraient été contractés à taux variable, nous rassure le Wall Street Journal, qui s'appuie sur un document de Morgan Stanley.

Seulement 10% de la dette des ménages est soumise à un taux variable

La menace de plus en plus ouvertement évoquée (et plus seulement dans ces chroniques) est celle de la dette des entreprises.

Déjà, la dette la plus risquée, celle dite high yield ou encore "obligations pourries", chute depuis septembre, ce qui veut dire que les intérêts augmentent.

Evolution de l'ETF iShares iBoxx $ High Yield Corporate Bonds

Au sein de ce même compartiment, la chute du pétrole vient mettre encore plus sous pression les entreprises du secteur du gaz et pétrole de schiste, lourdement endettées. Pour gagner de l'argent, elles ont besoin de cours supérieurs à 60 $ le baril. Certaines se sont couvertes avec des contrats à terme mais si la baisse dure, ils arriveront à expiration.

Nous assistons à un spectacle rare : le renversement d'une tendance qui durait depuis plus de 35 ans, celle de la baisse des taux.

Pas besoin d'être un grand oracle pour prédire que ce que la tendance avait fait, la tendance inverse le défera.

L'exercice le plus délicat consisterait à prédire là où la débâcle commencera, mais cet exercice est-il utile ?

Mettez plutôt votre temps de cerveau à profit en lisant notre Bible des Revenus. Elle vous permettra de mettre au point votre stratégie pour devenir rentier et vous préparer une retraite prospère. Cliquez ici pour obtenir votre exemplaire offert.



Bill Bonner
LES NOTES DE BILL BONNER

Les champions de l'investissement : les morts

Où vont les actions ? Personne ne le sait... et personne ne peut le deviner. Ce n'est pas nécessaire, de toute façon : on ne gagne pas d'argent en bourse sur les mouvements de court terme. Vous aurez tort autant de fois que vous aurez raison, et vous finirez par stagner.

Ce sont les grandes évolutions de long terme qui font la différence. Le problème, c'est que ces évolutions durent parfois plus longtemps que nous.

Le timing pour les nuls

Notre modèle de "Timing pour les Nuls" implique d'investir en actions lorsqu'on peut acheter le Dow pour moins de cinq onces d'or (il est actuellement à 20 environ)... et de les revendre lorsque ce prix passe au-dessus de 15.

Si ce n'est pas le cas, on se contente d'attendre. Avec de l'or.

Sur les 100 dernières années, vous auriez multiplié votre richesse réelle – mesurée en or – par plus de 27 (sur trois allers-retours entre 5 et 15).

Comme nous l'avons vu il y a quelques jours, les actions sont largement surévaluées. Vous auriez pu acheter tout le Dow en 1928 pour 10 onces d'or. Ensuite, vous auriez pu utiliser ces 10 mêmes onces pour acheter à nouveau des actions du Dow en 2013. Plus-value réelle totale sur 85 ans – zéro.

En d'autres termes, ne vous attendez pas du tout à des plus-values sur les actions. Ce que vous pouvez attendre, ce sont des dividendes... mais ils sont soumis à taxation.

A Baltimore, par exemple, les taxes fédérales, locales et municipales se montent à 50% environ. Donc si votre action rapporte un dividende de 2%, vous vous retrouvez avec un magnifique rendement annuel de... 1%.

Et il vous coûtera cher. Parce que la moitié du temps ou à peu près, vos actions du Dow vaudront MOINS que le cash utilisé pour les acheter (10 onces d'or en moyenne). En d'autres termes, vos dividendes disparaîtront en moins-values approximativement une année sur deux.

En ce qui nous concerne, nous ne sommes plus investi en actions depuis plus de 20 ans. Nos lecteurs, collègues, analystes et membres de la famille nous ont critiqué pour être "passé à côté" du plus gros boom boursier de l'Histoire.

Mais devinez quoi ? Ces deux dernières décennies, l'or a fait mieux que le S&P 500, même en tenant compte des dividendes réinvestis – et sans les risques.

Notre message aujourd'hui est que l'investissement d'une manière générale – dans quelque secteur que ce soit – est surestimé.

Champions haut la main

Les gens pensent qu'ils doivent investir. Ils voient des publicités montrant des couples souriant avec approbation à leurs relevés de compte. Ils croient qu'ils seront des pigeons et des losers s'ils ne s'impliquent pas dans la gestion de leur portefeuille.

Mais une étude faite il y a quelques années de cela montre que les meilleurs investisseurs étaient, en fait, ceux qui étaient le moins impliqués.

En observant les performances des comptes de ses clients, la maison de courtage Fidelity a découvert ce qui semblait être un groupe de champions.

Ces investisseurs battaient régulièrement la moyenne. Quel était leur secret ? Que pouvons-nous dire à nos autres clients, se demanda Fidelity ?

Eh bien, le secret était que ces champions de l'investissement étaient morts. Leurs comptes étaient là, toujours ouverts mais inactifs, accumulant et réinvestissant les gains.

Tout le monde veut de meilleures performances, mais rares sont les investisseurs qui iront jusqu'au tombeau pour les obtenir.

Ce n'est pas nécessaire, qui plus est : cette étude nous montre que l'investissement actif ne rapporte pas du tout, en réalité. Pas pour la plupart des gens.

Choisir des valeurs... faire des allers-retours... prendre des décisions d'investissement – bien peu d'investisseurs y parviennent de manière profitable.

Et pourquoi le devraient-ils ? L'investissement fait partie du monde gagnant-gagnant de la vie. On obtient, plus ou moins, non ce qu'on veut ni ce qu'on attend... mais ce qu'on mérite. Et ce qu'on mérite de recevoir est proportionnel à ce qu'on donne.

Un analyste sérieux à plein temps pourrait gagner un rendement légèrement plus élevé que la moyenne. Mais d'où viendront ses profits ? S'il gagne plus que la moyenne, en d'autres termes, quelqu'un doit gagner moins. Qui est le perdant ?

Facile... c'est M. et Mme Tout-Le-Monde, les amateurs aléatoires scotchés sur BFM Business et qui achètent des ETF.

Sur le long terme, la hausse est factice

Un tel amateur entend dire que les actions "grimpent toujours à long terme". Regardant en arrière, il en voit la preuve – une gigantesque hausse des marchés boursiers sur les 36 dernières années.

Ce qu'il ne sait pas, en revanche, c'est qu'une grande partie de cela est factice.

Cette hausse a été causée non pas par une croissance des ventes et des profits (les éléments pour lesquels il vaut la peine de détenir les actions d'une entreprise) mais par l'inflation sur les marchés des capitaux. La Fed a injecté 4 000 milliards de dollars – ils sont allés dans les actions et les obligations.

Voilà des années que nous pestons contre ce phénomène. Nos lecteurs en ont assez de nous entendre sur le sujet. Mais telle est l'absurdité frauduleuse qui se trouve au coeur de l'économie et des marchés actuels.

Retirez ces 4 000 milliards de dollars d'argent factice... et les taux d'intérêt factices de ces 10 dernières années... et cette affaire aurait une toute autre mine.

Si l'on regarde les revenus réels des entreprises, par exemple – en se basant sur leurs déclarations fiscales –, on s'aperçoit que les entreprises américaines ne gagnent pas un sou de plus qu'en 2006... et considérablement moins que durant les quatre dernières années de l'administration Obama.

Les revenus par action ont grimpé, cependant, parce que les entreprises ont utilisé le crédit facile pour racheter leurs propres titres, réduisant ainsi le nombre d'actions en circulation.

Cela a eu pour conséquence pernicieuse de laisser les entreprises américaines avec environ 50% de dette en plus – soit plus de 9 000 milliards de dollars. Ainsi, les entreprises américaines sont plus faibles qu'avant, non pas plus vigoureuses. Elles sont désormais plus vulnérables au cycle des taux... qui semble s'être retourné contre elles.

Désormais, elles souffriront aussi plus de la baisse d'impôt à la hussarde du président Trump, qui a doublé les demandes d'emprunt des Etats-Unis, faisant grimper les taux plus haut et plus vite qu'auparavant.

La combinaison de dettes plus élevées... et de taux en hausse... va heurter de plein fouet les profits des entreprises. Avant même que le rendement du T-Bond à 10 ans atteigne les 4%, nous sommes d'avis que les investisseurs souhaiteront avoir vendu les actions et les obligations... et acheté de l'or.
[NDLR : Prenez vos précautions dès maintenant, grâce aux conseils de ce spécialiste qui a vu venir la crise depuis longtemps. Son plan d'action est expliqué ici.]

Ce secret n'a JAMAIS fuité hors de Wall Street...
... Jusqu'à aujourd'hui

Il a rapporté des fortunes aux insiders de la finance et aujourd'hui, vous pouvez en profiter à votre tour.

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Nick Hubble
LES NOTES DE NICK HUBBLE

Le chaos du Brexit est toujours remis à demain

Après six tentatives par des infirmières de quatre nationalités différentes de me faire une prise de sang, ma femme a décidé que le NHS (1) est bien aussi mauvais que l'avaient décrit les médias japonais. Au moins, elle a fini par apprendre ce qu'était le Brexit grâce à la télévision installée dans la salle d'attente.

Apparemment je ne le lui avais pas suffisamment expliqué.

Le temps passé en salle d'attente m'a fait prendre conscience de quelque chose. Rien n'a changé en fait.

Le 15 novembre dernier, la chute de la livre sterling a été soudaine mais minime, nous ramenant à peine au niveau de fin octobre. Finalement, tout le ramdam soulevé porte sur le soutien au Brexit, pas sur l'accord à proprement dit.

On ne cesse de demander aux Brexiters s'ils regrettent à présent le résultat du référendum. L'énorme chaos qu'il a provoqué serait un cauchemar total. Les Brexiters répliquent qu'ils ne sont pas aux affaires et qu'il est donc un peu facile de les tenir pour responsables de la pagaille que les Remainers ont fait du Brexit.

Toutefois, était-il réaliste de s'attendre à ce que le Brexit se passe sans accroc, quelle qu'ait été la personne en charge de ce projet ?

Le Brexit est un drame qui disparaît dès qu'on éteint la télévision

Néanmoins, ne vous laissez pas avoir par ce faux drame. Quel chaos le Brexit a-t-il provoqué ? Eteignez votre télévision : disparu le chaos ! Il me semble que nos biens, nos revenus et tout ce qui nous importe à nous autres Britanniques n'aient pas changé.

La croissance économique va bien. La croissance des salaires se porte encore mieux. L'inflation est faible.

Vous l'avez peut-être remarqué à présent : le chaos provoqué par le Brexit est toujours à venir. C'est pour cela qu'il existe tant de périodes de transition, de backstops (filets de sécurité) et de reports.

Qu'en est-il de toutes ces alertes rouges sur ce qui pourrait arriver ?

Comme par exemple la récession prévue par la Banque d'Angleterre à la suite du référendum ? Elle a dû revenir sur sa baisse des taux d'intérêt lorsque rien ne s'est produit. La livre sterling a absorbé le choc. Ce qui a véritablement donné du poids aux positions des eurosceptiques sur l'intérêt ou non de rejoindre l'euro.
[NDLR : En France, l'appartenance à l'euro lamine le rendement de votre épargne. Comment en retrouver ? Notre spécialiste a mis au point une technique très originale et méconnue qui vous permet d'encaisser des loyers réguliers... en dollar ! Découvrez-la ici.]

L'Italie devrait en prendre bonne note. Et faire de même.

Les problèmes du Brexit n'ont pas besoin d'accord pour être résolus

Certes, le Brexit pose des problèmes. Mais il ne s'agit pas de problèmes qui nécessitent de grands accords pour être résolus. En fait, ils ne nécessitent aucun accord, juste du bon sens.

Par exemple : l'Unon européenne (UE) s'inquiétait que ses entreprises financières n'aient plus accès aux marchés dérivés de la Grande-Bretagne après le Brexit. Elle a donc voté une loi autorisant les sociétés européennes à continuer de les utiliser. Problème résolu. Pas de drame. Pas d'accord. Pas de négociations. A peine évoqué dans les médias.

Entre temps, les gros titres continuent à expliquer comment la City de Londres va être démantelée et déplacée à Francfort-sur-le-Main ou à Paris.

A présent appliquons cette solution à tous les autres aspects du Brexit.

Si on craint une frontière en Irlande, il suffit de ne pas en imposer une et d'autoriser les flux commerciaux, comme c'est actuellement le cas entre des pays qui ont une fiscalité et des réglementations très différentes.

Si on craint que les avions ne puissent pas voler entre l'UE et la Grande-Bretagne, il suffit de légaliser les vols transfrontaliers. Pas besoin d'un accord ni d'un traité. Juste une légalisation.

Si on craint pour les droits des citoyens européens en Grande-Bretagne et pour les droits des citoyens britanniques dans l'UE – quoi que cela puisse signifier – alors il suffit de garantir ces droits. Ne traitons pas les gens comme des otages dans un jeu de poker.

Si on craint que le business soit perturbé par des droits de douane, il suffit de ne pas les imposer. Pas à l'aide d'un accord de libre-échange mais juste par une loi. Comme on l'a fait pour les produits dérivés financiers.

Les quatre libertés invoquées par l'Union sont dissociables

Qu'en est-il des quatre libertés de l'UE ? L'UE a longtemps affirmé qu'on ne peut choisir entre la libre circulation des personnes, des capitaux, des biens et des services. L'UE doit protéger son intégrité – ou ce qu'il en reste.

Si vous croyez en cet argument, jetez un rapide coup d'oeil sur l'Histoire ou même sur l'ensemble des relations actuelles de l'Union européenne. L'histoire de l'expansion de l'UE est remplie d'accords "sur mesure." La Grande-Bretagne en est un exemple parmi de nombreux autres.

Et ne parlons pas de la vitesse à laquelle les frontières réapparaissent au sein de l'Europe lorsque l'immigration de masse menace. Ni de la vitesse à laquelle les contrôles de capitaux ont été mis en place lorsque certains pays ont commencé à faire faillite. Ni comment le commerce et les migrations sont possibles depuis l'extérieur de l'UE.

Les quatre libertés de l'UE sont bien fragiles. Quelque chose d'autre se joue dans la manière dont l'UE a négocié le Brexit. Un panel d'experts sur Sky, Bloomberg ou CNN – je ne peux me souvenir de laquelle de ces trois chaînes il s'agissait – est tombé par hasard sur la véritable raison.

L'Union européenne serait-elle une prison ?

Tout en essayant de réprimander les Brexiters d'avoir cru que sortir de l'UE serait facile, ils arrivèrent à la conclusion que "s'il était facile de quitter l'UE, tout le monde le ferait." L'ironie leur a échappé.

Qu'est-ce que cela veut dire de l'UE ? Que c'est une prison qui garde vos droits en matière de commerce, de capitaux et de migration si vous essayez de partir ?

N'est-ce pas là reconnaître que chaque pays pense que l'UE serait mieux comme zone de libre-échange et rien de plus ? Ce sur quoi était censé porter le Brexit.

L'UE s'est encore plus discréditée en exigeant une frontière dans la mer d'Irlande. Comme si la contrebande était plus facile par mer que par terre...

En outre, la solution proposée par l'UE aurait divisé la Grande-Bretagne alors que tout le monde déplore le besoin de diviser l'île d'Irlande. Du point de vue de l'UE, il devrait y avoir des frontières au sein des pays mais pas entre eux...

Le plus drôle à propos du tollé des médias sur le Brexit est la façon dont il est présenté : comme une bataille entre l'UE et la Grande-Bretagne. Comme s'il s'agissait d'un jeu à somme nulle. La victoire de l'un est l'échec de l'autre.

Ceux-là mêmes qui pensent que le Brexit est une mauvaise idée nous serinent que la Grande-Bretagne a énormément perdu dans sa bataille contre l'UE dans le cadre de l'accord parce que les Britanniques resteront liés à l'UE. Ils devraient être heureux de ce résultat s'ils pensent que faire partie de l'Union est une bonne chose.

Selon moi, il est impossible de se mettre d'accord sur ce qui est bien ou mal lorsqu'il s'agit d'évaluer le Brexit. Le libre-échange est-il une bonne ou une mauvaise chose ? L'harmonisation des réglementations est-elle bonne ou mauvaise ? L'immigration est-elle bonne ou mauvaise ?

Si vous faites remarquer à un Remainer que l'accord de May n'a de Brexit que le nom, il continue quand même à vous assurer que la Grande-Bretagne a perdu dans les négociations... Qu'est-il, un Brexiter ?

Le fait que le libre-échange et l'immigration pourraient augmenter une fois la Grande-Bretagne sortie de l'UE rend les choses encore plus confuses. L'objet du Brexit est de déterminer qui prend les décisions de la politique britannique – l'UE ou la Grande-Bretagne – et pas la direction que prendra cette politique.

Choisir qui décide n'est pas choisir ce qui sera décidé

Les Remainers affirment que les Brexiters n'ont jamais présenté un plan sur l'avenir pour le pays. Comme si le Brexit portait sur la direction que les Britanniques vont prendre. Ce n'est pas le cas.

Le sujet du Brexit est de choisir qui a le pouvoir de décider quelle direction la Grande-Bretagne devrait prendre. Ce pouvoir devrait-il appartenir aux électeurs et au Parlement britanniques ? Ou de plus en plus aux électeurs, à la Commission et au Parlement européens ?

Dans le cadre du Brexit, les Britanniques pourraient continuer à reproduire la politique de l'UE pour le reste des temps s'ils le souhaitent. Ou s'en écarter. Ou bien commercer et échanger en dehors de l'UE. Le Brexit signifie simplement que ce sont les Britanniques qui décident.

Ce que j'essaie d'expliquer est repris dans le livre de Tim Shipman (2).

Si le commerce libre au sein de l'UE est bon, imaginez ce que le commerce sans entrave avec le reste du monde peut faire pour vous. Le Brexit ouvre simplement l'éventail des choix, il ne les prend pas pour nous.

Certains imaginent une Grande-Bretagne pauvre et minée par le chômage si nous ouvrons le commerce avec le monde. D'autres prévoient un boom économique aux proportions inimaginables.

Personne ne sait vraiment quelle politique commerciale résultera du Brexit. Tout est possible.

Le drame imaginé par les médias évite soigneusement tout cela. Si le débat autour du Brexit était conçu comme la simple question "qui doit diriger la Grande-Bretagne ", le Brexit serait largement plébiscité.

Mais ceux qui ont fait campagne pour le Brexit ont plutôt promu l'idée de la politique. Ils ont promis moins d'immigration plutôt que la capacité à décider de quelle politique migratoire nous voulons.

Le chaos n'est que dans les idées politiques

Le seul endroit où il existe un chaos provoqué par le Brexit, c'est dans la vie politique britannique. C'est là que tous les drames se jouent. Non que cela revête une grande importance pour nous.

En tant qu'Australien, je reste de marbre face aux défis qui se posent aux dirigeants. Nous avons eu sept Premiers ministres qui se sont succédés en 10 ans en regard des 24 sur les 100 précédentes années.

La bataille sur Twitter entre Air New Zealand et la compagnie aérienne nationale australienne Qantas a fait naître cette magnifique phrase : "nous aimerions émettre une plainte officielle. Qui est votre Premier ministre cette semaine ?"

L'Australie s'en sort très bien alors que peu d'Australiens savent qui dirige leur pays à un moment donné. Tout comme la Belgique s'en est bien sortie sans gouvernement pendant plus d'un an. Et tout comme la croissance économique britannique a repris grâce au fait que le Parlement a été trop occupé par le Brexit pour avoir le temps de se mêler de l'économie autant qu'il le fait habituellement.

J'espère vous avoir donné la capacité d'ignorer les informations sur le Brexit qui arriveront ces prochains jours. Ou que vous les apprécierez purement pour leur valeur de distraction inutile.

1- Le système de sécurité sociale britannique
2- All Out War : The Full Story of How Brexit Sank Britain 

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